En rentrant du travail, je me suis arrêté au supermarché du quartier pour acheter quelques ingrédients pour le dîner. Comme d’habitude, j’ai opté pour un paquet de légumes surgelés, pratique et rapide : un mélange de petits pois, de maïs et de haricots. Le paquet était intact, parfaitement scellé et semblait frais. Sans me douter de ce qui m’attendait, je suis rentré chez moi et j’ai posé la poêle sur le feu.

Alors que je m’apprêtais à verser les légumes dans la poêle, un morceau différent a attiré mon attention dans le paquet. Sa couleur était plus pâle que celle des autres légumes et sa forme était grosse et irrégulière. Au début, j’ai pensé qu’il s’agissait simplement d’une grosse racine de haricot ou d’une tige dure qui s’était glissée lors de la production. Je me suis penché pour examiner plus attentivement.
Et c’est là que j’ai compris que ce n’était pas un légume. En écartant les légumes avec une cuillère, j’ai aperçu de petits appendices qui ressemblaient à des doigts. Puis, au milieu des glaçons, la silhouette d’une tête est apparue. C’était une petite grenouille, complètement gelée, visiblement coupée et tombée dans le lot lors de la récolte dans les champs.

Il m’a fallu un moment pour reprendre mes esprits. Si j’avais versé le paquet directement dans la poêle, le choc aurait été bien plus terrible. La grenouille avait été accidentellement congelée avec les légumes et était restée ainsi, sur les étagères du supermarché pendant des semaines. En me renseignant sur le processus industriel de surgélation, j’ai appris que les machines de récolte pouvaient parfois embarquer de petits animaux comme celui-ci.

Depuis cet incident, mes habitudes en cuisine ont complètement changé. Même en achetant mes marques les plus fiables, je vérifie désormais chaque paquet de légumes surgelés avant de le mettre dans la poêle ou dans l’assiette. J’ai appris à mes dépens que, derrière un emballage parfaitement scellé, on ne sait jamais ce que l’on peut trouver.