Margaret s’était installée chez son fils Andrew et sa belle-fille Kate, enceinte et peu enthousiaste à cette idée, après avoir exagéré une légère blessure à la jambe. À peine arrivée, elle s’était mise à critiquer la façon dont Kate s’occupait de la maison et du jardin, créant rapidement une atmosphère pesante. Désireux de retrouver un peu de tranquillité et de détourner l’attention de leur invitée envahissante, Kate et Andrew imaginèrent un stratagème astucieux : ils proposèrent à leur voisin Peter, connu pour son caractère grincheux, un tourne-disque flambant neuf s’il acceptait de faire la cour à Margaret.

Margaret s’était installée chez son fils Andrew et sa belle-fille Kate, enceinte et peu enthousiaste à cette idée, après avoir exagéré une légère blessure à la jambe. À peine arrivée, elle s’était mise à critiquer la façon dont Kate s’occupait de la maison et du jardin, créant rapidement une atmosphère pesante. Désireux de retrouver un peu de tranquillité et de détourner l’attention de leur invitée envahissante, Kate et Andrew imaginèrent un stratagème astucieux : ils proposèrent à leur voisin Peter, connu pour son caractère grincheux, un tourne-disque flambant neuf s’il acceptait de faire la cour à Margaret.
Tout vola en éclats le jour de Thanksgiving lorsque Margaret surprit par hasard Peter en train de remercier Kate pour le tourne-disque, tout en évoquant leur accord initial. Blessée et profondément humiliée, elle affronta sa famille avec colère avant de quitter la maison précipitamment. Pris de panique, Peter se lança aussitôt à sa poursuite, bien décidé à laver son honneur et à lui expliquer toute la vérité avant qu’elle ne disparaisse pour de bon.

Dans l’air froid de l’automne, Peter lui avoua que leur arrangement de départ était né de sa propre solitude, nourrie par l’amertume, ainsi que de la mauvaise image qu’il s’était faite d’elle à cause de son tempérament autoritaire. Mais, les larmes aux yeux, il reconnut qu’il était sincèrement tombé amoureux de son énergie et de sa joie de vivre, au point de ne plus pouvoir imaginer son existence sans elle. Émue par la sincérité de cette confession et consciente de ses propres sentiments, Margaret lui pardonna, à une seule condition : qu’il garde malgré tout le tourne-disque afin qu’ils puissent continuer à partager leur passion pour la musique.