Pendant que sa femme enceinte était en train d’être brûlée, le mari a remarqué avec horreur que le ventre de sa femme bougeait : la procédure a été immédiatement interrompue et des spécialistes ont été appelés en urgence.

Le silence de la mort régnait dans le crématorium. Le jeune homme se tenait immobile, incapable de bouger devant le cercueil. À l’intérieur reposait sa femme, enceinte de sept mois ; cet accident tragique survenu sur une route sous la pluie avait réduit en cendres tous leurs rêves. Les médecins avaient annoncé que la mère et l’enfant avaient perdu la vie, que leurs cœurs ne battaient plus. Tout ce qui restait à faire était de faire ses adieux à ses deux êtres aimés en même temps.

Alors que l’incinération allait commencer, une douleur indescriptible se fit sentir dans sa poitrine, comme si quelque chose refusait de partir. D’une voix étouffée, il demanda à ouvrir le cercueil une dernière fois. Lorsque le couvercle fut levé, le visage pâle de sa femme apparut. C’est alors que son regard se fixa sur son ventre. Un faible mais net mouvement se produisit dans son abdomen. Même si les personnes autour disaient qu’il s’agissait d’une illusion, lui criait :
« Arrêtez tout ! » et leva le monde sur ses pieds par sa détresse.

Les experts arrivés sur place affirmèrent d’abord qu’il ne s’agissait que d’une réaction physique, mais la vérité émergea rapidement. L’examen détaillé révéla que la femme était réellement décédée, mais que le bébé, d’une manière miraculeuse, s’accrochait à la vie. Son cœur battait si lentement que les appareils ne pouvaient le détecter : il était entré dans une sorte de mode de survie. Ce dernier coup désespéré porté par l’enfant dans le ventre de son père, à cet instant critique où il regardait le cercueil, fut la première victoire de cette petite vie.

Au fur et à mesure que l’enquête progressait, le sombre complot derrière cette tragédie fut dévoilé. L’accident n’était pas un hasard mais un assassinat prémédité : la sœur de l’homme avait conçu ce plan horrible pour empêcher que l’héritage ne revienne à l’enfant, et avait soudoyé les médecins pour faire établir un faux certificat de décès pour le bébé. Tout semblait perdu… mais il y avait un détail auquel la vie n’avait pas pensé : la volonté de vivre de l’enfant.

Finalement, la justice triompha et les coupables furent emprisonnés. Après un passage en soins intensifs, le bébé quitta l’hôpital sain et sauf, blotti dans les bras de son père. Des années plus tard, le médecin se rappellerait que cet événement était médicalement impossible. Quant au père, il se contenta de sourire et de répondre :
« Il voulait simplement vivre… et il savait que j’étais là. »

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