L’air dans le défilé Christian Siriano Printemps/Été 2026 était chargé de plus que de simples attentes : une énergie électrique crépitait dès que Lizzo prit place sur le podium. Marchant avec une intensité hors norme, elle inaugurait une ère victorieuse, vêtue d’un corset en chiffon brun et d’une chevelure bordeaux semblable à une déclaration flamboyante d’autonomie. Ce n’était pas qu’un simple passage ; c’était une véritable reconquête haute couture. Avec Oprah et Whoopi Goldberg en première loge, cette transformation semblait irréelle, un témoignage vivant d’une femme ayant décidé de jouer selon ses propres règles biologiques.


Cette réorientation haute couture s’inscrit dans un changement patient et réfléchi dans le récit de santé personnel de Lizzo. S’éloignant du piège éphémère mais insatisfaisant des féculents végétaliens ultra-transformés, elle a adopté une approche centrée sur les aliments complets, devenant une fervente promotrice de sa propre évolution biologique. Dans le podcast Just Trish, elle a expliqué que ce changement n’était pas une mode stricte, mais l’écoute attentive des besoins uniques de son corps après des années de « bruit alimentaire ». Une évolution réfléchie — une prise de conscience puissante que la véritable alimentation est le luxe ultime, et que la santé véritable est un engagement patient sur le long terme, bien plus qu’une silhouette instantanée.


Pourtant, ce défilé a ravivé un débat épineux sur la politique du corps et le « piège » du mouvement body-positivity. Lizzo a affronté ces accusations avec une franchise implacable : elle est une version plus fine d’elle-même, oui, mais reste une femme ronde naviguant dans un « boom Ozempic » qui menace d’effacer les corps plus larges. Pour elle, il ne s’agit pas d’une trahison, mais d’une véritable célébration de l’autonomie. Elle refuse de devenir la mascotte des attentes des autres, affirmant que sa liberté personnelle prime sur tout moule social ou version commercialisée d’un mouvement qu’elle a contribué à bâtir.